Deux souffles qui se regardent puis se caressent. Les mains voyagent sur des douceurs, les yeux lentement se ferment, les respirations s’accélèrent, comme un appel. Les peaux soudain s’effleurent, se frôlent et dansent au rythme du plaisir sur l’harmonie du désir partagé. Les corps tout entiers brusquement sont épris de frénésie incendiaire, les battements de cœurs se multiplient, un envoûtement déroutant met les corps à nus, enlacés.
D’un instant à l’autre, ils ne feront à nouveau plus qu’un, oubliant la réalité pour se plonger dans la jouissance de l’acte d’aimer. Les corps sont ardents, brûlants, les peaux s’embrassent comme pour ne plus se quitter, puis un besoin de s’aimer attire leurs âmes, presque violemment, dans les abîmes d’un temps qui n’existe plus. Tout s’embrase, les corps, comme emportés, se déchainent, s’aiment et se le montrent. Ils se déploient, haletants et enivrants, enivrées.
Ils montent, ensemble, ils montent, portés par cette course effrénée vers l’oubli de soi, vers la conscience. Puis c’est l’orgasme, qui libère en eux et autour d’eux une pluie de souffles éreintés, illuminés par ce moment sacré où ils se sont donnés l’un à l’autre. Elle et lui sont maintenant enchevêtrés, serrés. Avec ce besoin de sentir cet autre qui quelques secondes plus tôt était ce nous.